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 Nos propositions en débat

Europe et International

La mondialisation de l’économie, l’émergence d’une société de l’information et de la communication, les doutes nourris à l’égard des institutions politiques, tout cela rend moins perceptible aux yeux du citoyen français l’intérêt de l’espace européen et l’identité propre à la France. Dans cette perspective, la Fondation a cherché à imaginer la place de la France et le rôle de l’Europe dans le monde à l’horizon 2025.

Faire de la mondialisation une opportunité pour les Français


Le propos est ambitieux, l'objectif extrêmement exigeant : François Ewald, philosophe, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et président du Conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l'innovation politique, propose comme ambition aux Français de « transformer la mondialisation en civilisation ».
Comme l'annonce d'entrée la Fondation, qui publie ce propos dans un Hors-Série de mars 2007, « ce texte exprime à la fois un sentiment de révolte et une ambition ». François Ewald dresse un long constat : celui d'une France à la traîne, prise à revers par les évolutions du monde depuis la chute du mur de Berlin. Au lieu d'affronter cette nouvelle mondialisation, elle se rabougrit et se replie sur son « modèle social », en fait sur « le destin modeste d'une puissance moyenne ». Même mai 68 et ses débordements étaient le signe d'une France pionnière, dont « l'exception était attendue ». Aujourd'hui, elle ne pense plus qu'à se protéger, « les progressistes d'hier étant devenus les plus opiniâtres des conservateurs ».

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Faut-il se protéger contre la mondialisation ?


Le second débat de la demi-journée d'études du 21 mars 2007 consacrée par la Fondation pour l'innovation politique à « l'Europe face à la mondialisation » a révélé quelques convergences entre responsables politiques d'horizons très différents. Qu'il s'agisse du sénateur Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et des finances, du député UMP Hervé Novelli, membre de la commission des finances ou du député européen socialiste Harlem Désir, le protectionnisme européen et français est rejeté comme étant la pire des solutions pour remédier aux effets négatifs d'une mondialisation, reconnue comme largement bénéfique à l'économie mondiale.

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La mondialisation, une obsession française ?


Si les Français ne sont pas les seuls, en Europe, à craindre la mondialisation, il existe une réelle spécificité française face aux défis économiques, sociaux, et environnementaux posés par cette mondialisation. C'est ce que montre l'étude « Les Européens face à la mondialisation » réalisée à l'initiative de la Fondation pour l'innovation politique, qui propose une analyse comparée de huit États membres de l'Union européenne à partir d'un vaste sondage d'opinion réalisé en partenariat avec l'institut suédois Kairos Future. L'étude révèle aussi que l'identité européenne s'impose parmi les jeunes générations, exception faite, encore, en France, mais aussi en Italie et en Espagne.

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Nucléaire : à quoi pensent les Iraniens ?


La digression de Jacques Chirac sur le nucléaire iranien, au-delà de son opportunité diplomatique, a eu le mérite de poser clairement la question des intentions de l'Iran. Sur ce thème, Franck Debié, directeur du centre de géostratégie de l'ENS et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, est formel : « Les Iraniens veulent la bombe Â» et il est temps de se demander pourquoi et quelle réaction doit adopter la communauté internationale.

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Priorité au Liban


La conférence de Paris pour le Liban qui a réuni une cinquantaine de pays et d'organisations internationales, sous l'égide du président français Jacques Chirac, a permis au Liban d'engranger 7,6 milliards de dollars de promesses d'aide. Cette initiative internationale esquisse une solution économique pour le Liban, mais la solution politique à la profonde crise de régime que connaît ce pays reste à trouver. François Costantini, chercheur associé à la Fondation pour l'innovation politique, estime qu'il revient à l'Union européenne de prendre une initiative, pour le Proche-Orient en général, pour le Liban en particulier, notamment en raison de l'implication directe et historique de la France dans ce pays.

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