Faire de la mondialisation une opportunité pour les Français
Jeudi 5 avril 2007
Le propos est ambitieux, l'objectif extrêmement exigeant : François Ewald, philosophe, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et président du Conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l'innovation politique, propose comme ambition aux Français de « transformer la mondialisation en civilisation ».
Comme l'annonce d'entrée la Fondation, qui publie ce propos dans un Hors-Série de mars 2007, « ce texte exprime à la fois un sentiment de révolte et une ambition ». François Ewald dresse un long constat : celui d'une France à la traîne, prise à revers par les évolutions du monde depuis la chute du mur de Berlin. Au lieu d'affronter cette nouvelle mondialisation, elle se rabougrit et se replie sur son « modèle social », en fait sur « le destin modeste d'une puissance moyenne ». Même mai 68 et ses débordements étaient le signe d'une France pionnière, dont « l'exception était attendue ». Aujourd'hui, elle ne pense plus qu'à se protéger, « les progressistes d'hier étant devenus les plus opiniâtres des conservateurs ».
Comme l'annonce d'entrée la Fondation, qui publie ce propos dans un Hors-Série de mars 2007, « ce texte exprime à la fois un sentiment de révolte et une ambition ». François Ewald dresse un long constat : celui d'une France à la traîne, prise à revers par les évolutions du monde depuis la chute du mur de Berlin. Au lieu d'affronter cette nouvelle mondialisation, elle se rabougrit et se replie sur son « modèle social », en fait sur « le destin modeste d'une puissance moyenne ». Même mai 68 et ses débordements étaient le signe d'une France pionnière, dont « l'exception était attendue ». Aujourd'hui, elle ne pense plus qu'à se protéger, « les progressistes d'hier étant devenus les plus opiniâtres des conservateurs ».

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