Agir pour l’emploi des femmes
Mercredi 28 février 2007 :: Economie et Société :: Lien permanent :: RSS
La campagne présidentielle est l’occasion - pour les candidats de droite comme de gauche - de multiplier les déclarations bienveillantes à l’égard des femmes. Mais plus que de promesses, c’est de mesures concrètes et immédiates qu’ont besoin les femmes françaises. Il est temps que les politiques redéfinissent leur situation sociale et financière, par l’adoption de mesures économiques et fiscales résolument fortes.
C'est ce que revendique Anna Stellinger, directeur du pôle « changement social et économie » à la Fondation pour l'innovation politique. A première vue, les chiffres concernant la place des femmes dans la société sont réconfortants : le taux de natalité français est exceptionnel alors que, dans le même temps, sept femmes sur dix âgées de 25 à 54 ans ont intégré le marché du travail.
Anna Stellinger souligne cependant certaines tendances qui justifieraient des politiques publiques en direction des femmes plus novatrices et plus volontaristes. Le taux d'emploi des femmes diminue lorsqu'elles ont des enfants à charge. Il est en chute lorsque les femmes assurent seules l'éducation des enfants : de plus de 50 % dans les années 1980, il est tombé à 35 % aujourd'hui. 3 femmes sur 10 n'ont pas accès au mode de garde le plus approprié à leur situation. Enfin, la législation en faveur de la parité et de l'égalité professionnelle n'a pas atteint ses objectifs. « Il est urgent que la France soulève la question de l'emploi des femmes et redéfinisse ses politiques publiques, politiques fiscale, familiale et salariale ».
En matière de fiscalité, la France fait exception en Occident, où une quinzaine de pays ont choisi une imposition séparée dans le couple, afin de ne pas décourager l'activité salariale de la femme. Le système d'imposition commune de type progressif conduit le partenaire au salaire le plus faible, souvent la femme, à sacrifier ses revenus propres pour éviter au couple une tranche supérieure d'imposition.
La collectivisation des responsabilités de charges familiales encourageait les familles à double revenu en proposant le partage des soins. En Scandinavie, ce système dit de « Work Life Balance » a pour effet d'augmenter le taux d'activité des femmes avec enfant(s)... et de créer des emplois dans les services. Une telle mesure renforcerait l'emploi - donc ferait reculer la pauvreté - des familles monoparentales.
Enfin, Anna Stellinger note que les entreprises, en France, ne sont pas encouragées par la législation à proposer aux salariés des mesures favorables à la famille : congés exceptionnels, horaires flexibles, crèches d'entreprise ou aide à la garde des enfants, temps de travail choisi.
En fait, un « changement urgent de la vision de l'emploi des femmes » s'impose. La condition de la femme s'améliore dans les pays qui considèrent que « chaque femme, autant que chaque homme, a le droit et le devoir d'intégrer le marché du travail, indépendamment du contexte économique du pays », conclut Anna Stellinger.
Autrement dit, la France doit cesser de considérer l'emploi féminin comme une variable d'ajustement du marché du travail.
Anna Stellinger souligne cependant certaines tendances qui justifieraient des politiques publiques en direction des femmes plus novatrices et plus volontaristes. Le taux d'emploi des femmes diminue lorsqu'elles ont des enfants à charge. Il est en chute lorsque les femmes assurent seules l'éducation des enfants : de plus de 50 % dans les années 1980, il est tombé à 35 % aujourd'hui. 3 femmes sur 10 n'ont pas accès au mode de garde le plus approprié à leur situation. Enfin, la législation en faveur de la parité et de l'égalité professionnelle n'a pas atteint ses objectifs. « Il est urgent que la France soulève la question de l'emploi des femmes et redéfinisse ses politiques publiques, politiques fiscale, familiale et salariale ».
En matière de fiscalité, la France fait exception en Occident, où une quinzaine de pays ont choisi une imposition séparée dans le couple, afin de ne pas décourager l'activité salariale de la femme. Le système d'imposition commune de type progressif conduit le partenaire au salaire le plus faible, souvent la femme, à sacrifier ses revenus propres pour éviter au couple une tranche supérieure d'imposition.
La collectivisation des responsabilités de charges familiales encourageait les familles à double revenu en proposant le partage des soins. En Scandinavie, ce système dit de « Work Life Balance » a pour effet d'augmenter le taux d'activité des femmes avec enfant(s)... et de créer des emplois dans les services. Une telle mesure renforcerait l'emploi - donc ferait reculer la pauvreté - des familles monoparentales.
Enfin, Anna Stellinger note que les entreprises, en France, ne sont pas encouragées par la législation à proposer aux salariés des mesures favorables à la famille : congés exceptionnels, horaires flexibles, crèches d'entreprise ou aide à la garde des enfants, temps de travail choisi.
En fait, un « changement urgent de la vision de l'emploi des femmes » s'impose. La condition de la femme s'améliore dans les pays qui considèrent que « chaque femme, autant que chaque homme, a le droit et le devoir d'intégrer le marché du travail, indépendamment du contexte économique du pays », conclut Anna Stellinger.
Autrement dit, la France doit cesser de considérer l'emploi féminin comme une variable d'ajustement du marché du travail.
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> A lire sur le site de la Fondation
Quelles politiques pour les femmes ? (Point de vue, par Anna Stellinger, février 2007)
Et le travail des femmes ? (Point de vue, par Anna Stellinger, mars 2006)
Les femmes et le marché du travail (Etude, par Corinne Deloy, juin 2004)
Les femmes en politique (Etude, par Corinne Deloy, juin 2004)
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Nos propositions en débat
Commentaires
1. Le Jeudi 1 mars 2007 à 12:40, par Alexooo
2. Le Jeudi 22 mars 2007 à 16:57, par Anna Stellinger
3. Le Mercredi 28 mars 2007 à 14:34, par Alexooo
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