L’avenir de l’hypercentre : une des clés de 2007
Lundi 22 janvier 2007 :: Economie et Société :: Lien permanent :: RSS
Une élection présidentielle au bout de cinq années de non-cohabitation permettra-t-elle de retrouver un clivage gauche-droite électoralement significatif, mettant fin à cet « hypercentre » théorisé dans 2050, la revue de la Fondation pour l'innovation politique, par le politologue Dominique Reynié (juillet 2006) ?
Jusqu'à présent, rien n'est moins sûr, puisque chacun des candidats issus des deux grands partis de gouvernement, l'UMP et le PS, s'applique à s'attacher une partie de l'électorat du camp adverse. Au risque de pérenniser, en 2007, la situation de l'élection présidentielle de 2002, caractérisée par le « vote extrême » (10,41% des suffrages exprimés pour l'extrême gauche, 19,20% pour l'extrême droite soit un total de 29,61%) et par la « dissidence électorale » (abstention et vote blanc ont représenté 51,32% des inscrits en 2002 contre 39,30% en 1995, 33,64% en 1988 et 22,06% en 1981).
Dominique Reynié attribue la genèse de la naissance d'un « hypercentre » à 1983, lorsque François Mitterrand mit fin au gouvernement Mauroy et à sa politique socialiste orthodoxe. « Depuis 1983, il y a plus de différence entre la gauche de gouvernement et l'extrême gauche qu'entre la gauche de gouvernement et la droite de gouvernement », souligne-t-il. Et réciproquement. Ce qui le conduit à dessiner les contours d'un centre-droit qu'il qualifie de « libéral-social » et d'un centre-gauche « social-libéral », « distincts mais très proches l'un de l'autre, ces deux blocs formant ensemble l'électorat de l'hypercentre », conclut-il.
En 2002, au soir du premier tour, celui-ci représentait une majorité des électeurs (57,41%), cette majorité étant cependant loin d'être « sensationnelle » puisque les candidatures ne relevant pas de cet hypercentre (constitué par J. Chirac, A. Madelin, F. Bayrou, C. Lepage et C. Boutin à droite, L. Jospin, N. Mamère et C. Taubira à gauche), mises bout à bout, pesaient 42,53%. Soit davantage que chacun des deux blocs formant l'hypercentre.
La thèse de Dominique Reynié est que « le centrisme français n'a pas été défait, il a vaincu ». Mais il s'agit d'un « centrisme de fait », dominé par l'UMP et le PS, qui s'est constitué en même temps qu'il se rétrécissait puisqu'il est passé de 59,46% en 1988 à 50,29% en 1995 pour finir à 40,37% en 2002. Or, ce centrisme de fait n'est pas encore capable de déboucher sur une coalition de gouvernement de type allemand. Il est stérile et laisse plutôt la part belle aux extrêmes, à moins que la période récente ne ramène dans le giron des suffrages exprimés ceux qui, en 2002, se sont abstenus ou ont voté blanc. « La fin, ou l'interruption de la cohabitation limitera la tendance à confondre droite et gauche de gouvernement dans une même responsabilité et, conséquemment, à les frapper d'un même vote sanction dont le 21 avril est à ce jour l'archétype », avance Dominique Reynié, qui relève au passage que « le reflux des extrêmes pourrait être plus marqué à gauche qu'à droite ».
Dominique Reynié attribue la genèse de la naissance d'un « hypercentre » à 1983, lorsque François Mitterrand mit fin au gouvernement Mauroy et à sa politique socialiste orthodoxe. « Depuis 1983, il y a plus de différence entre la gauche de gouvernement et l'extrême gauche qu'entre la gauche de gouvernement et la droite de gouvernement », souligne-t-il. Et réciproquement. Ce qui le conduit à dessiner les contours d'un centre-droit qu'il qualifie de « libéral-social » et d'un centre-gauche « social-libéral », « distincts mais très proches l'un de l'autre, ces deux blocs formant ensemble l'électorat de l'hypercentre », conclut-il.
En 2002, au soir du premier tour, celui-ci représentait une majorité des électeurs (57,41%), cette majorité étant cependant loin d'être « sensationnelle » puisque les candidatures ne relevant pas de cet hypercentre (constitué par J. Chirac, A. Madelin, F. Bayrou, C. Lepage et C. Boutin à droite, L. Jospin, N. Mamère et C. Taubira à gauche), mises bout à bout, pesaient 42,53%. Soit davantage que chacun des deux blocs formant l'hypercentre.
La thèse de Dominique Reynié est que « le centrisme français n'a pas été défait, il a vaincu ». Mais il s'agit d'un « centrisme de fait », dominé par l'UMP et le PS, qui s'est constitué en même temps qu'il se rétrécissait puisqu'il est passé de 59,46% en 1988 à 50,29% en 1995 pour finir à 40,37% en 2002. Or, ce centrisme de fait n'est pas encore capable de déboucher sur une coalition de gouvernement de type allemand. Il est stérile et laisse plutôt la part belle aux extrêmes, à moins que la période récente ne ramène dans le giron des suffrages exprimés ceux qui, en 2002, se sont abstenus ou ont voté blanc. « La fin, ou l'interruption de la cohabitation limitera la tendance à confondre droite et gauche de gouvernement dans une même responsabilité et, conséquemment, à les frapper d'un même vote sanction dont le 21 avril est à ce jour l'archétype », avance Dominique Reynié, qui relève au passage que « le reflux des extrêmes pourrait être plus marqué à gauche qu'à droite ».
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> A lire sur le site de 2050, la revue de la Fondation
Les contours agités de l’hypercentre.
Recentrage et votes extrêmes en France depuis 1981 (article par Dominique Reynié, paru dans 2050, juillet 2006)
Accéder au site de 2050, la revue de la Fondation pour l'innovation politique
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Commentaires
1. Le Mercredi 31 janvier 2007 à 11:26, par tristram
2. Le Samedi 17 février 2007 à 21:42, par makmo
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